Homme sombre Main tenant le livre

Le quarante-sixième grand péché : LE FAIT DE SE LAMENTER SUR UN MORT - AN-NIYAHA


Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «Il y a deux choses qui sont répandues chez les membres de ma communauté et qui relèvent de la mécréante : Mettre en doute l'authenticité de la filiation de quelqu'un et les lamentations à voix haute sur le mort.».
[Hadith rapporté par Mouslim (n°67)]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «La pleureuse qui ne se repent pas, on la vêtira le Jour de la résurrection d'une cuirasse de gale et d'un vêtement de goudron.».
[Hadith rapporté par Mouslim (n°934)]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «N'est pas des nôtres celui qui se frappe les joues, déchire l'encolure de ses vêtements et appelle sur lui le malheur à la manière de l'obscurantisme antéislamique.».
[Hadith rapporté par Boukhari (n°1297) et Mouslim (n°103)]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «Le mort sera tourmenté dans sa tombe à cause des lamentations que les vivants feront sur lui.».
[Hadith rapporté par Boukhari (n°1292) et Mouslim (n°927)]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a désavoué celle qui accompagne ses pleurs de cris perçants (saliqa), celle qui se rase la tête en signe de deuil (haliqa) et celle qui se déchire ses vêtements.



Le sheikh El-3Outhaymine حفظه الله a dit :

(ان شاء الله voir son livre «L'explication du recueil "Riyad Es-Salihin". Chapitre 302 : L'interdiction de se lamenter sur un mort.»)

La "niyaha" est le fait de pleurer un mort avec un ton qui ressemble au roucoulement des pigeons. Les pleurs dus à la mort d'un être cher sont de deux sortes :

- Les pleurs naturels : Ces pleurs ne sont pas blâmables. C'est ce qui est arrivé au Prophète صلى الله عليه و سلم quand on lui apporta un enfant dont la poitrine s'agitait comme une outre usée. L'Envoyé d'ALLAH صلى الله عليه و سلم pleura alors par miséricorde à l'égard du petit qui agonisait et dit à el-Aqra3 ben Hâbis : «Ces larmes ne sont que l'effet d'une miséricorde qu'ALLAH a placée dans le coeur de Ses serviteurs. ALLAH accorde Sa Miséricorde à Ses serviteurs qui sont miséricordieux.»

Ce n'est pas le chagrin qui a déclenché les larmes du Prophète صلى الله عليه و سلم mais il a pleuré par compassion et par miséricorde pour cet enfant en le voyant agoniser.

Comme pleurs naturels, il y a ceux dus à la séparation d'un être cher comme les larmes que le Prophète صلى الله عليه و سلم a versées sur son fils Ibrâhîm qu'il a eu de Mariya la copte que lui a offert le roi des coptes (en Egypte). L'enfant est mort quand il a atteint seize mois environ. Il fut présenté au Prophète صلى الله عليه و سلم qui dit : «L'oeil verse des larmes, le coeur est affligé, mais nous ne disons que ce qui plaît à ALLAH. Nous sommes bien tristes, Ibrâhîm, de ta perte.».
[Hadith rapporté par Boukhari (n°1303) et Mouslim (n°2315)]

L'Envoyé d'ALLAH صلى الله عليه و سلم informa ensuite les Compagnons qu'Ibrâhîm était allaité par une nourrice au Paradis.

Ce genre de pleurs est instinctif et naturel çt ne prouve en aucun cas que la personne soit courroucée par le décret et la décision d'ALLAH.

- Quant à la deuxième sorte de pleurs, ce sont ceux qui sont accompagnés de lamentations. À cause de ces lamentations, le mort est tourmenté dans sa tombe comme le prouve un hadith authentique que 3Oumar ben Khattab رضي الله عنه tient du Prophète صلى الله عليه و سلم.

La personne endeuillée par la perte d'un être cher doit être patiente et compter sur ALLAH pour l'en récompenser et qu'elle sache que plus le malheur est grand, plus la récompense est grande.

• Commentaire du hadith suivant : Ibn Mas3oud رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «N'est pas des nôtres celui qui se frappe les joues, déchire l'encolure de ses vêtements et appelle sur lui le malheur à la manière de l'obscurantisme antéislamique.».
[Hadith rapporté par Boukhari (n°1303) et Mouslim (n°2315)]

Les gens de l'époque de l'ignorance antéislamique - djâhiliyya - faisaient ce genre de pratiques. Quand un malheur leur arrivait, ils déchiraient l'encolure de leurs vêtements, ou se frappaient les joues, ou appelaient sur eux-mêmes le malheur en disant : "Malheur à moi" ou "Quelle perte", etc ... Le Prophète صلى الله عليه و سلم a désavoué ce genre de personnes. Le vrai croyant est celui qui croit au décret d'ALLAH عز و جل. Il sait que ce qui lui est arrivé devait arriver et que cela a été écrit cinquante mille ans avant la création des cieux et de la terre. Les plumes du décret sont déjà relevées, l'encre de ces plumes sur les pages du décret est déjà sèche et il n'y aura pas de changement dans la parole d'ALLAH عز و جل. Et puisque les choses sont ainsi, à quoi bon s'affoler ? À quoi sert-il de se courroucer ? Ce n'est là, cher frère, chère soeur, qu'une instigation de satan pour te priver de la récompense et pour tourmenter la personne que tu as perdue par tes lamentations. Crains ALLAH L'UNIQUE, fais preuve de patience, compte sur ALLAH LE DIGNE DE CONFIANCE PAR EXCELLENCE pour t'en récompenser et dit :

Grands Péchés Islam

Page 1